Alice on the run : le défi créatif secret

Voici un peu plus d’un an, un de nos bons amis fêtait ses trente ans. Il n’avait rien fêté ni mis en valeur son nouvel âge un peu fou… Donc, quelques mois (= onze mois) plus tard, la bande de joyeux lurons fans de jeux de société que nous sommes a décidé de lui fomenter un merveilleux « non anniversaire » surprise.

De fil en aiguille, en cherchant le cadeau que nous pourrions lui offrir, nous avons décidé de lui offrir un remake du jeu « Nuns on the run » qu’il adore… Un remake intitulé « Alice on the run », sur le thème d’Alice au pays des merveilles, puisque c’était pour fêter un non-anniversaire !

La conception du jeu a été réalisée par une copine de la bande, avec la participation enthousiaste d’une petite dizaine de cobayes qui ont accepté de tester le jeu. Je suis entrée en piste un peu plus tard, pour dessiner le plateau une fois sa topologie fixée.

J’avais donc un carton de 50 cm sur 50 cm à crayonner…

Crayon

…puis à encrer à l’encre waterproof…

Encre

…en détail…

Arbres

…et en perspective cavalière ! (Mais pour la perspective cavalière vue du haut j’avoue que j’ai demandé à un copain de venir m’aider, je commençais à fatiguer. Chérissez vos copains qui savent dessiner des créneaux en perspective cavalière vue du haut. On ne sait jamais quand ils peuvent se révéler précieux.)

Créneaux

N’empêche, 2500 cm carrés de créativité, c’est long à remplir !

Crayon

Et ensuite il a fallu colorer les dessins, jusqu’au loir endormi sur la table… Pour cela on a utilisé des crayons de couleur aquarellables.

Crayon

Et ensuite, on a dessiné les tracés du jeu en lui-même, qui à l’encre waterproof de dessin, qui au feutre Posca à la peinture. Une tâche hautement périlleuse pour l’équilibre des parties, que j’ai effectuée vaillamment à 2 heures du matin.

Crayon

Après cette étape, j’ai filé le plateau à la copine-chef qui gérait la logistique. Avec sa coloc, elles ont fini de colorier en vert les coins que j’avais laissés en blanc, puis elles ont passé deux couches de vernis protecteur en pschiiit pour aquarelle (disponible à Graphigro pour les lyonnais, si ça vous intéresse – efficace, mais à appliquer à l’extérieur ! Ça pue !)

Je me suis fait plein de reproches pour avoir accepté ce que j’ai fini par appeler mon « défi créatif stupide de l’été », essentiellement parce qu’il m’a privée de nombreuses et précieuses heures de sommeil.

Mais en vrai, j’ai adoré me replonger dans le dessin. J’ai aussi adoré voir mon ami ouvrir son cadeau et demander tout de suite à jouer une partie pour essayer.

Et dessiner, une par une, plusieurs centaines de feuilles pour remplir deux arbres et un morceau de forêt, c’est un exercice de concentration redoutablement efficace. Mon pote a constaté la même chose en dessinant ses cinquante créneaux en perspective cavalière vue du haut.